jeudi 8 juillet 2010

Les documentaires pour voir le monde !

Aahhhhhh Nous avons enterré la choucroute au printemps faute de convives pour la préparer...

Oui, Sire, mais le Prince n'est pas mort : il bande encore !

A l'heure de l'été 2010, du feuilleton de l'affaire Sarkozy-Bettencourt-Woerthe, notre Watergate à nous qui se déroule sous les rires du monde entier, on peut pas s'empêcher de continuer de regarder le monde...

Et pour voir le monde, rien de mieux que le regard et le travail des réalisteurs et réalisatrices de documentaire...

Oui, faire une bonne choucroute c'est d'abord des amis et de bons produits bio (pas de ceux qui ont fait 10 000 km en avion !) mais bien ceux qui viennent de l' AMAP du coin...

Pour faire une bonne choucroute il faut aussi de bons sujets de conversation... Alors vive le documentaire..

Une info pour les deux pelés et cinq tondu (dont je suis) qui passent sur ce blog :

Documentaire

Du grand spectacle !

5 juillet 2010

Voir, du plus loin possible, à bord de l’ISS la station spatiale internationale, comment tourne notre terre. C'est possible grâce à un formidable documentaire

Les 90 minutes nécessaires à la rotation de la station orbitale sont découpées à partir du méridien d’origine Greenwich 0. L’Islande, l’Amazonie, l’Ethiopie, berceau de l’humanité et bien d’autres merveilles de cette planète soumise à des phénomènes naturels exacerbés par les activités humaines, les détritus de plastique rejetés dans les océans, les marchés financiers qui privilégient les gains à tout prix… En l’espace de 90 minutes ce sont 273 900 déchets qui sont rejetés, quelque 350 000 tonnes de minerai de fer qui sont arrachées à la terre en Australie et 45 866 tonnes de charbon qui sont brûlées en Chine. Il s'en passe des choses en 90 minutes sans que nous le sachions toujours. Le tour du monde en 90 minutes réalisé par Nick Watts sera diffusé sur France 5 le 1er août à 20h35 et le 8 août à 16h3


ensuite ce qu'il faut voir c'est ça :



et puis ça :



et puis ça...



et pour finir, parce que nous sommes aussi des obsédés sexuels on a vu ça et on resiste pas au plaisir de vous le faire partager ce monument de pornographie américaine :






allez bonnes choucroute !

samedi 27 mars 2010

Enterrement

Nous avons enterré lachoucroutegarnie mercredi soir.

Faute de combattants le combat cessa.

Nous ne nous empecherons pas de faire quelques actions aux beaux jours mais en petit comité comme un petitcassouletbreton, nous verrons bien....

Le cirque médiatique demeure fidele à lui même, des grandes bourgeoises come badinter qui occupent le terrain alors que les centres du planning familial sont plus que menacés, que la condition de la femme dans le code du travail est un désastre... c'est comme sarko qui dit qu'il va s'occuper des femmes en interdisant la burqa alors que jamais la situation des femmes ne fut aussi difficile : surmedicalisation de la maternité, destruction de l'hopital public, flexibilité du travail meme le dimanche dans des emplois merdiques....

Ah ca me fait penser à martin hirsh qui au detour d'une interview au journal le monde suite à son depart avoue que les membres du gouvernement vivent en vase clos (ce n'est pas son expression, mais l'idée est celle çi)... Ca fait peur....

Le seul chantier que les socialistes pourraient mettre en place une fois au pouvoir en 2012 sera celui de la decentralisation budgetaire effective entre autres detricotage de bouclier fiscal et autres cadeaux aux lobbys et industriels de tout poil.... Mais ils ne le feront pas, persuadés comme la masse que de toute façon eux savent ce qui est bon pour les autres, eux qui decident savent mieux que les gens qui font et vivent les choses au quotidien.... CA me fait penser à anne hidalgo, elle aussi dans sa bulle de grande bourgeoise, persuadé de savoir les choses mieux que les gens qui les font...

Ah, un peuple libre ? un peuple qui saurait ce qui est bon pour lui, mais bon sang c'était deja le voeux de diderot et d'alembert avec leur encyclopedie...

L'intolérance a encore de beaux jours devant elle et avec elle la bétise et toutes les graines de fascisme ordinaire...

Le non sens, la novlangue a tous les etages, le tout et son contraire amalgamé à l'absence de vision...

Personne de politique pour remettre en cause le "celui qui ne travaille pas ne mange pas"

Personne de politique pour remettre la finance à sa place

Personne de politique pour dire ce qui se tait : la police politique, le cumul des mandats, les pots de vin, les deficits en trompe l'oeil, la volonté de controle de l'internet, la schizophrénie d'une société qui enseigne la liberté et la responsabilité dans un monde soumis à l'exploitation de l'homme par l'homme...

Personne de politique pour faire confiance aux gens en leur permettant d'expérimenter

Personne de politique pour se libérer des lobbys

Personne de politique pour faire un peu de pédagogie politique et defendre le bien commun

Personne de politique pour défendre le bien social, dont les patrons abusent à qui mieux mieux...

Personne de politique...

Le chaos. Comme le chaos chimique d'une bonne choucroute en préparation...



Personne.

ouf.

quand est qu'on mange ?

lundi 15 mars 2010

NO - SARKO DAY !!! On prépare

Un point sur le No Sarkozy Day à J - 14

> Une nouvelle conférence de presse s'et déroulée à Paris jeudi dernier. Comme la première fois, la presse s'est très peu mobilisée. Cependant, un article est paru sur Libération.fr
> Des images de cette conférence de presse seront disponibles en début de semaine sur notre site.
>
>
Le No Sarkozy Day sort de la toile : du concret !

> Le No Sarkozy Day est déjà sur le terrain !
> Une soixantaine d'équipes départementales préparent l'évènement du 27 mars 2010, première journée d'action contre la politique néfaste et désastreuse de Sarkozy et son gouvernement.
> Ce sont plus de 1200 citoyens français motivés qui se réunissent, partagent leurs ressources et leur expérience, en contact avec le milieu associatif, les radios locales, et avec nos concitoyens en allant à leur rencontres, lors de distributions de tracts dans les rues des grandes villes.
> La démonstration de sympathie spontanée des personnes rencontrées est forte : la mobilisation sera forte le 27 mars, tous milieus confondus, en dehors de toute influence politique ou syndicale.
> Le No Sarkozy Day, ce sera plus de 100 rassemblements et manifestations dans toute la France, et à l'étranger, devant les ambassades de France : en Espagne, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Belgique, au Vénézuela, au Canada...
>
>
Le No Sarkozy Day : tous concernés.

> Vous soutenez ce rassemblement citoyen et populaire : participez vous aussi à rassembler autour de vous vos proches, collègues, parents et amis !
> Des tracts et affiches sont disponibles au téléchargement sur http://no-sarkozy-day.fr. Ces documents sont personnalisables, pour vous permettre d'indiquer le lieu précis du rendez-vous dans votre ville, dans votre département.
>
> vous souhaiter faire imprimer tracts et affiches en grand nonmbre rapidement, près de chez vous ? Contactez nous, en indiquant votre département, le lieu du rendez vous pour le 27 mars, ainsi que vos coordonnées téléphoniques en nous écrivant à contact@no-sarkozy-day.fr.
>
> Vous souhaitez vous aussi participer à la préparation du No Sarkozy Day ?
> Faites vous connaitre rapidement en écrivant, avec vos coordonnées, à coordination@no-sarkozy-day.fr
>
> Bon et agréable Week End à toutes et tous

mercredi 27 janvier 2010

Danger...

Il semble manifeste que sarko le petit gouverne pour dégouter les "intellectuels" selon sa definition (qui englobe culture, social, art, musique, santé sensible...) de la politique....

Niark Niark Niark

Ils croient qu'on va laissez faire !!!! HAW HAW HAW HAW (Très grand éclat de RIRE !)

Niark....

Considérons mieux cette histoire de suffrage universel comme on considère la juste fermentation du chou et de l'oie....

Niark Niark...

YA BON CHOUCROUTE....

lundi 25 janvier 2010

VINCENT PEILLON A LA RECHERCHE DU LIEN SOCIAL

Bon, Vincent Peillon est responsable au parti socialiste... Bon, il est aussi ancien professeur de philosophie... Il vient de publier un livre sur un des penseurs de la laicité, un type à la tête en plaque de rue du dix neuvième : Ferdinand Buisson.... Face à lui et pour un livre déjà un peu plus ancien : André Comte Sponville, philosophe, professeur auteur....
Même s'ils ont passé un peu vite les aspects majeurs des questions (la laicité de Buisson recupère la spiritualité, l'aspiration au bien, au beau au vrai, comme une nouvelle religion qui s'integre à la republique alors que Comte Sponville affirme bien que la republique n'a pas à se mêler de ça)

Bref, passionnant à podcaster sur le site de France Culture ici,

Là ou J'ai trouvé cela très choucroute finalement c'est que Peillon, tout PS perdu qu'il est, finalement cherche le lien social disparu, un ciment, que dis je un ferment, une choucroute pour rassembler nous autres...

Ah ah aha ah.... Ben oui si y 'avait pas eu d'utopistes ont seraient encore à l'age des cavernes...

mais bon...

j'ai une recette pour que les riches soient riches et que les pauvres cessent d'emmerder les riches... On laisse faire les premiers et on traque les seconds en leur expliquant que les premiers sont ceux qui sont servis par les politiques... On joue la carte de la représentation d'un monde injuste, on met la police dans la rue avec des quotas de gens à arrêter, on gave les pauvres de peur et de craintes en tout genre en leur annonçant la desctruction du bien commun à tous les étages... Et comme cela, ni les jeunes, ni les moins jeunes iront voter... Il n'y aura plus que les vieux pauvres pour voter, quelques idealistes qui ne regardent pas la télé et les riches, bien sur parce que eux ils savent pour qui voter....

Mais bon, le lien social perdu.... mais 'tain c'est au dix neuvième qu'il a été perdu à coup de baïonnettes dans bide des ouvrières enceintes !.... A tous les coups, à tous les coups le nouveau est tombé sur la réprésssion.... Louise Michel au secours !!!

Alors Peillon peut bien fantasmer avec Buisson.... Les enjeux de la république ne sont pas là... Mais dans un projet....

Pourquoi pas commencer par rendre le vote citoyen obligatoire pour toutes et tous de plus de 18 ans et des immigrés et des étrangers !

On va pas finir comme aux USA où les riches arrosent les candidats de partout et où le congrès ne se renouvelle PAS....

et pendant ce temps le PS dit qu'il faut travailler peut etre jusqu'à 61.... Mais c'est à pleurer !!!

Au moins peillon il cherche un truc plutot que de ronronnner....

dimanche 24 janvier 2010

Camus again...

Que'est ce qu'il disait Camus ? Le pouvoir rend fou, le monde est absurde.... Oui, il disait aussi, le pouvoir partagé en coopératives de production ouvrière fonctionne.... Oui Oui Oui OUI...

J'ai encore écrit des voeux de bonne année que je n'enverrais pas, ma copine les a lus et son silence à ce sujet depuis une semaine en dit long...

Tant pis...

Allez sert moi à boire... En attendant....

J'ai fini ce petit chef d'oeuvre de estelle nollet.... Oui petit chef d'oeuvre de petites choses simples et douloureuses comme la vie.... Il est beau son livre et si vous connaissez des personnes qui aiment beaucoup boire et boire beaucoup, ben faut leur offrir, le reste on s'en fout....

Nan je rigole... Y a tellement de trucs dont on se fout pas... Le sourire et le sourire des amis...

Bon je reprendrais bien un petit whisky... Et pourquoi petit ?

et on a plus de Gewurztraminer ?

Ben non, on a tout bu....

Ah, ben cette année... Hein...Ben j'en donne pas cher , hein cré non de dieu d'enfoiré de dieu qu'est même pas capable de payer son coup quand on imagine qu'il est existe, bien la preuve qu'on peut mourir de soif...

samedi 16 janvier 2010

Un peu de littérature... estelle nollet et ses rats kangourous

Paske j'ai déja parlé ici de la route le bouquin de mac cormac mac carthy je sais plus il a nom qui sent l'embrouille comme ses livres, berf, un roman à chialer, ben j'ai trouvé mieux, ou tout du moins à la hauteur mais plus loufoque comme j'aime (oui je suis fan de cosmix banditos depuis que c'est sortie mais tout d'un coup je me sens vieux en disant ça bref...)

C'est ce que je lis en ce moment et à l'inverse de la route je l'economise... donc j'en lis un peu quand je peux, je sais nez enmoins que je l'aurais fini bientot et zut j'aime pas les trucs qui finissent... mais bon comme dit cette femme la vie c'est resister au chaos...

Bon il se trouve que j'ai entendu un samedi que j'etais dans ma voiture cette emission de france inter des radio francophones que j'aime sinon j'écoute les cd (tosca)... Et pis y a cette fille qui parle de son livre ou plutot des personnages de son livre qui sont tout loufoques comme j'aime et qui l'air de pas y toucher exprime une vraie tendresse pour ses personnages cabossés de la vie... Deja ça me touche...

Et pis ce livre, son titre est improbable comme le talent de son auteur : "on ne boit pas les rats-kangourou" a été lu par tous les correspondants francophones de l'émission et là de la suisse au quebec en passnt par la belgique tout le monde felicite ce premier roman... Et moi il me reste cette phrase : vivre c'est resister au chaos et cette galerie de personnages incroyable du coup j'ai commander le livre sur amazon et du coup, bravo voilà, je ne peux que le recommander paske après Camus et son monde absurde et mon plaisir de boire, oui oui, je prends un plaisir tel que j'ai envie de vous de vous le faire partager...

Bon ma copine lis un de mes cadeaux : transgression (roman pakistanais qui m'appelle très fort aussi) pendant que je savoure "il ne faut pas boire les rats kangourou"... Voilà p'tet que je vous en parlerais encore et encore...

Bon après avoir chialer comme un gosse à la fin de la route je fus surpris de lire sur le livre de estelle nollet que l'editeur (albin michel) avait trouvé une correpondance avec la route... Oui y a de ça, c'en est dirait on en pensant aux tontons flingueurs... Mais la vie est ainsi et je me ressert un verre de cette incongruité pourtant delicieuse un whisky français dénommé galleg avec un dolmen sur l'etiquette... Oui incongruité totale vu que les dolmens sont bretons dans ma tête... Oui, mais non c'est que dans ma tête paske ma copine qui est de Toulouse Ohh Toulouse mon pays ! me confirme qu'il y des dolmens dans l'aveyron et que même ils ont plus beaux que les bretons vu qu'ils sont gravés (elle connait pas encore bien la bretagne mais je m'y colle).. Et en alsace y'en a des dolmens ? et en provence ? bref...
On ne boit pas les rats kangourous...


cherchez pas sur le web puisque l'interview faite de estelle nollet par albin michel sur youtube est une merde faite par un journaliste sans culture ni sensibilité (heureusement que XXI existe sinon on en ferait une généralité sur la bétise des journaleux confirmée par la fabrique des petits soldats) qui aurait mieux fait de se bourrer la gueule avant de parler pour ne rien dire ni rien savoir, albin michel paye ce mec >?> j'arrive pas y croire et pourtant.... Ah...

la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde c'est ce qui me permet de survivre...

Bref, elle est gentille cette estelle de pas envoyer se faire foutre ce commercial de base de l'edition esclave sans connaissance ni consentement (l'idée de la liberté disparue voilà la vraie liberté : 1984 BigBrother) de ses actionnaires qui s'en foutent de lire ou pas tant que ça rapporte !

oui ca me fait chier de payer albin michel pour cette médiocrité de promotion qui leur fait honte mais cela me plait de payer cette fille pour son texte genial et beau !..

Quand est ce que je pourrais la payer en direct à la mesure du plaisir de vivre qu'elle m'apporte ?

Mardi Gras !

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dimanche 10 janvier 2010

Vous reprendrez bien un peu de Morin ?

Merci à Luc Douillard pour avoir pointé ce que nous sommes nombreux à aimer malgré tout :
un texte d'Edgar Morin qu'il fait bon de lire pour les années 10 et les suivantes :
Bon, certes on aime pas trop la Voie avec un V majuscules et encore moins les religion comme aide ou point de depart d'un monde nouveau (c'est clair que ca n'a rien à voir avec le choucroute)... Mais pour les 5 raisons d'espérer : bien sur que d'accord evidement même que !

Point de vue
Eloge de la métamorphose, par Edgar Morin
LE MONDE | 09.01.10 | 13h08 • Mis à jour le 10.01.10 | 12h20

Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un meta-système à même de traiter ses problèmes : il se métamorphose. Le système Terre est incapable de s'organiser pour traiter ses problèmes vitaux : périls nucléaires qui s'aggravent avec la dissémination et peut-être la privatisation de l'arme atomique ; dégradation de la biosphère ; économie mondiale sans vraie régulation ; retour des famines ; conflits ethno-politico-religieux tendant à se développer en guerres de civilisation.
L'amplification et l'accélération de tous ces processus peuvent être considérées comme le déchaînement d'un formidable feed-back négatif, processus par lequel se désintègre irrémédiablement un système.

Le probable est la désintégration. L'improbable mais possible est la métamorphose. Qu'est-ce qu'une métamorphose ? Nous en voyons d'innombrables exemples dans le règne animal. La chenille qui s'enferme dans une chrysalide commence alors un processus à la fois d'autodestruction et d'autoreconstruction, selon une organisation et une forme de papillon, autre que la chenille, tout en demeurant le même. La naissance de la vie peut être conçue comme la métamorphose d'une organisation physico-chimique, qui, arrivée à un point de saturation, a créé la méta-organisation vivante, laquelle, tout en comportant les mêmes constituants physico-chimiques, a produit des qualités nouvelles.

La formation des sociétés historiques, au Moyen-Orient, en Inde, en Chine, au Mexique, au Pérou constitue une métamorphose à partir d'un agrégat de sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs, qui a produit les villes, l'Etat, les classes sociales, la spécialisation du travail, les grandes religions, l'architecture, les arts, la littérature, la philosophie. Et cela aussi pour le pire : la guerre, l'esclavage.

A partir du XXIe siècle se pose le problème de la métamorphose des sociétés historiques en une société-monde d'un type nouveau, qui engloberait les Etats-nations sans les supprimer. Car la poursuite de l'histoire, c'est-à-dire des guerres, par des Etats disposant des armes
d'anéantissement, conduit à la quasi-destruction de l'humanité. Alors que, pour Fukuyama, les capacités créatrices de l'évolution humaine sont épuisées avec la démocratie représentative et l'économie libérale, nous devons penser qu'au contraire c'est l'histoire qui est épuisée et non les capacités créatrices de l'humanité.

L'idée de métamorphose, plus riche que l'idée de révolution, en garde la radicalité transformatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, de l'héritage des cultures). Pour aller vers la métamorphose, comment changer de voie ? Mais s'il semble possible d'en corriger certains maux, il est impossible de même freiner le déferlement techno-scientifico-économico-civilisationnel qui conduit la planète aux désastres. Et pourtant l'Histoire humaine a souvent changé de voie.

Tout commence, toujours, par une innovation, un nouveau message déviant, marginal, modeste, souvent invisible aux contemporains. Ainsi ont commencé les grandes religions : bouddhisme, christianisme, islam. Le capitalisme se développa en parasite des sociétés féodales pour finalement prendre son essor et, avec l'aide des royautés, les désintégrer.

La science moderne s'est formée à partir de quelques esprits déviants dispersés, Galilée, Bacon, Descartes, puis créa ses réseaux et ses associations, s'introduisit dans les universités au XIXe siècle, puis au XXe siècle dans les économies et les Etats pour devenir l'un des quatre puissants moteurs du vaisseau spatial Terre. Le socialisme est né dans quelques esprits autodidactes et marginalisés au XIXe siècle pour devenir une formidable force historique au XXe. Aujourd'hui, tout est à repenser. Tout est à recommencer.

Tout en fait a recommencé, mais sans qu'on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d'initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.

Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n'en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s'agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l'encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d'alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper.

L'orientation mondialisation/démon-dialisation signifie que, s'il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s'il faut que se constitue une conscience de "Terre-patrie", il faut aussi promouvoir, de façon démondialisante, l'alimentation de proximité, les artisanats de proximité, les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales.

L'orientation "croissance/décroissan-ce" signifie qu'il faut faire croître les services, les énergies vertes, les transports publics, l'économie plurielle dont l'économie sociale et solidaire, les aménagements d'humanisation des mégapoles, les agricultures et élevages fermiers et biologiques, mais décroître les intoxications consommationnistes, la nourriture industrialisée, la production d'objets jetables et non réparables, le trafic automobile, le trafic camion (au profit du ferroutage).

L'orientation développement/envelop-pement signifie que l'objectif n'est plus fondamentalement le développement des biens matériels, de l'efficacité, de la rentabilité, du calculable, il est aussi le retour de chacun sur ses besoins intérieurs, le grand retour à la vie intérieure et au primat de la compréhension d'autrui, de l'amour et de l'amitié.

Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut maintenant énoncer. Il ne suffit pas de rappeler l'urgence. Il faut savoir aussi commencer par définir les voies qui conduiraient à la Voie. Ce à quoi nous essayons de contribuer. Quelles sont les raisons d'espérer ? Nous pouvons formuler cinq principes d'espérance.

1. Le surgissement de l'improbable. Ainsi la résistance victorieuse par deux fois de la petite Athènes à la formidable puissance perse, cinq siècles avant notre ère, fut hautement improbable et permit la naissance de la démocratie et celle de la philosophie. De même fut inattendue la congélation de l'offensive allemande devant Moscou en automne 1941, puis improbable la contre-offensive victorieuse de Joukov commencée le 5 décembre, et suivie le 8 décembre par l'attaque de Pearl Harbor qui fit entrer les Etats-Unis dans la guerre mondiale.

2. Les vertus génératrices/créatrices inhérentes à l'humanité. De même qu'il existe dans tout organisme humain adulte des cellules souches dotées des aptitudes polyvalentes (totipotentes) propres aux cellules embryonnaires, mais inactivées, de même il existe en tout être humain, en toute société humaine des vertus régénératrices, génératrices, créatrices à l'état dormant ou inhibé.

3. Les vertus de la crise. En même temps que des forces régressives ou désintégratrices, les forces génératrices créatrices s'éveillent dans la crise planétaire de l'humanité.

4. Ce à quoi se combinent les vertus du péril : "Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve." La chance suprême est inséparable du risque suprême.

5. L'aspiration multimillénaire de l'humanité à l'harmonie (paradis, puis utopies, puis idéologies libertaire /socialiste/communiste, puis aspirations et révoltes juvéniles des années 1960). Cette aspiration renaît dans le grouillement des initiatives multiples et dispersées qui pourront nourrir les voies réformatrices, vouées à se rejoindre dans la voie nouvelle.

L'espérance était morte. Les vieilles générations sont désabusées des faux espoirs. Les jeunes générations se désolent qu'il n'y ait plus de cause comme celle de notre résistance durant la seconde guerre mondiale. Mais notre cause portait en elle-même son contraire. Comme disait Vassili Grossman de Stalingrad, la plus grande victoire de l'humanité était en même temps sa plus grande défaite, puisque le totalitarisme stalinien en sortait vainqueur. La victoire des démocraties rétablissait du même coup leur colonialisme. Aujourd'hui, la cause est sans équivoque, sublime : il s'agit de sauver l'humanité.

L'espérance vraie sait qu'elle n'est pas certitude. C'est l'espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L'origine est devant nous, disait Heidegger. La métamorphose serait effectivement une nouvelle origine.

Sociologue et philosophe. Né en 1921, est directeur de recherches émérite au CNRS, président de l'Agence européenne pour la culture (Unesco) et président de l'Association pour la pensée complexe. En 2009, iI a notamment publié "Edwige, l'inséparable" (Fayard). A lire également, "La Pensée tourbillonnaire - Introduction à la pensée d'", de Jean Tellez (éditions Germina)

On a reçu ça pour ze new year 010

Allez pour commencer 2010 on s'écoute le formidable discours anthologique, THE discours qui va faire date d'hugo Chavez à Copenhagen histoire de se remonter le moral !

Il fout la honte à tous ces pseudo-présidents à la con, surtout le notre qui au lieu de recommander de lire l'un de nos meilleurs écrivain/philosophe national, préfère comparer Zidane à Picasso et écouter johnny et mireille mathieu ! Pfff...


lien :
sur dailymotion


Good année 2010 et Viva la résistance !!!!!
marjo

mardi 22 décembre 2009

Ras la choucroute de ces conneries !

On pourraient en rire mais la bétise étalées des médias à l'égard de ces sujets est à pleurer... Deux versants de la chose : on fait procès et choux gras de l'église de scientologie qui fait croire à ses adeptes qu'ils sont des extra terrestres (pure fiction) et on laisse les délires des religieux du livre (la bible) s'étaler comme si cette fiction là (tueries, fantaisies, délires paranoiaques et schizoides, magie à deux balles, pan ! pan !) était plus juste ou credible....
Hélas il n'y a rien de crédible dans ce delire de la vierge marie ou de jésus dont aucun romain lettré de l'époque ne parle parce qu'il n'a jamais existé...
Rappelons juste que nous sommes plus nombreux à être athée qu'à croire à tous ces délires !


Point de vue
Le ras-le-bol d'une citoyenne laïque, féministe et athée, par Anne Zelensky
LE MONDE | 21.12.09 | 13h51

Partout retentit le même son de cloche : les religions seraient brimées, en particulier l'islam. Tous ceux qui font l'opinion, et ceux qui la représentent, ressassent la même antienne. Le grand débat national tourne en fait autour d'une défense du religieux. Haro sur les islamophobes, sur les vilains Suisses anti-minarets, sur l'imaginaire "catho laïque"... Mais où sommes-nous donc ? En république laïque ? Ou en république théocratique ?
L'apport majeur de la laïcité - la vraie, celle qui n'est ni ouverte ni fermée, la laïcité tout court -, c'est de faire de l'espace public un lieu de partage des valeurs communes, et non un lieu d'exhibition de la différence religieuse, qui peut aller jusqu'à afficher des signes de ségrégation sexuelle. Dès lors que cette règle minimale de neutralité n'est pas respectée, on assiste à la grande empoignade en cours, qui nous égare sur des chemins dangereux, menaçant l'harmonie sociale. La loi de 1905 est une loi de pacification, nous sommes en train de l'oublier et de rouvrir un débat douloureux, où personne ne trouve son compte.
Il est temps de remettre les choses dans l'ordre, dans la grande confusion ambiante. Ce ne sont pas les religions qui sont aujourd'hui malmenées, mais la République et ses principes. Le débat a été détourné de son sens, il dérive hors des chemins de la raison. La raison qui fonde les principes républicains. Et non la foi. Or on assiste à un envahissement de notre espace par des signes et des débats où le religieux s'immisce. On est en train de tellement ouvrir la laïcité qu'on la perd de vue. Or la majorité des citoyens de ce pays ne sont pas concernés par la pratique religieuse, ils se sentent laïques, et pour la plupart athées.
Leur donne-t-on la parole ? Par qui sont-ils représentés ? Où lit-on leur ras-le-bol devant cette inflation du religieux, cette compassion obscène pour le pauvre croyant discriminé ? Il y a un Conseil français du culte musulman (CFCM). Y a-t-il un conseil supérieur de la laïcité (CSL) ? On se préoccupe plus de la défense des croyants que de celle des républicains laïques, comme si la laïcité était acquise une fois pour toutes.
Or c'est elle qui est objectivement menacée. Face à l'implantation millénaire des religions, son petit centenaire ne fait apparemment pas le poids. Fragile laïcité, esquif vaillant venu de l'esprit des Lumières, elle tangue sur la mer houleuse des credo. Elle a réussi, miracle dans l'Histoire, à dégager le spirituel de la foi, à fonder le progrès personnel sur une éthique sans péché, à soumettre la notion de respect au tamis de l'esprit critique.
Alors je demande à nos beaux esprits qui font l'opinion et qui se réfèrent au respect des cultures :
- La relégation des femmes au statut d'inférieures, avec son symbole, la burqa, est-elle digne de respect et compatible avec l'égalité des sexes inscrite dans la Constitution française ? Ont-ils idée de l'agression symbolique que représente ce suaire pour nous, femmes et féministes qui nous inscrivons dans un long combat de libération ?
- La référence obsessionnelle à un Livre fondateur, écrit il y a quatorze siècles, est-elle compatible avec le respect en l'humain, susceptible d'évolution et de progrès ? L'avenir n'a-t-il comme horizon que le passé ? Il faut que nos beaux esprits reprennent leurs esprits. L'opinion ne leur appartient pas, ils ne peuvent rester sourds à cette montée silencieuse de l'exaspération. Une exaspération, nourrie jour après jour par des prises de position univoques et bien pensantes, sans rapport avec le sentiment général. Il faut leur rappeler deux vérités incontournables.
Tout n'est pas digne de respect dans une culture, ou une religion. Le respect aveugle relève d'une démarche fondée sur la foi, pas sur la raison. L'étranger se doit de respecter les us et lois du pays d'accueil.
Le principe d'équivalence fait perdre la notion du juste. Il constitue une dérive grave de la notion d'égalité. L'idée d'équivalence est paternaliste, elle fait comme si tout le monde "il est beau, il est gentil", pour ne pas faire en sorte que tout le monde soit moins inégal. Nos beaux esprits se drapent dans leur bonne conscience de fils d'ex-colonisateurs, sans voir qu'ils continuent sur la lancée de leurs géniteurs. Bon Blanc ne saurait mentir... Démagogique à vomir, leur lamento à longueur de colonnes sur les déficits de multiculturalisme, et le retour supposé de la nation. Moi, je leur demande : comment traitent-ils à la maison leur compagne et leur femme de ménage ? Seuls comptent les actes du quotidien, et le diable gît dans les détails.
Pendant ce temps, la majorité des gens, dont ils sont coupés, et qu'ils culpabilisent à bon compte, étouffe de colère, et se défoule dans les urnes. Le Front national a de beaux jours devant lui. Le problème n'est pas l'islamophobie, mais une atteinte sournoise et grave à ce qui constitue l'identité de citoyen républicain. Rien à voir avec l'idée de nation ou la crispation identitaire.
Il s'agit de préserver les fondements universels de l'idéal républicain, si chèrement acquis : liberté, égalité, fraternité, laïcité. Ils sont encore en ébauche, tous frais émoulus de millénaires d'obscurantisme. Et voilà qu'on perd de vue l'essentiel : c'est la démocratie, en plein chantier, qu'il faut défendre et parfaire, pas les religions. Et s'il flottait dans l'air comme un climat de "républicophobie" ?

Anne Zelensky est présidente de la Ligue du droit des femmes.

Eurostar...

Parce qu'un demi, quart, de minstre dominique baudis était dans le eurostar le pouvoir declenche une enquète pour savoir pourquoi tout ces retards et dysfonctionnements....
Ah Ah AH AH AH AH....

Ca sent le sapin toute cette manipulation des médias à l'égard des politiques au service des riches qui sont aussi les propriétaires de ces mêmes médias...

hier Tahar Ben Jelloun a signé un bien beau et triste papier dans le monde sur cette fausse affaire des minarets et cette vraie source de merde qu'est le debat sur l'identité national...

Là aussi ça sent le sapin....

Qui se souvient de ce film magnifique de Tavernier : que la fête commence ! Qui se souvient du dernier plan de ce film, hein qui donc ?

lundi 21 décembre 2009

Laissez Marc Bloch tranquille, M. Sarkozy, par Suzette Bloch Nicolas Offenstadt

Un papier de Lucky, une mémoire, m'a rappeler que j'avais collecté ceci pour vous, pour nous, pour celles et ceux qui ne l'ont pas lu...




Laissez Marc Bloch tranquille, M. Sarkozy, par Suzette Bloch Nicolas Offenstadt

LE MONDE | 28.11.09 | 13h47


Petite-fille de Marc Bloch et historien médiéviste, nous avons décidé de joindre nos voix pour dire stop à l'utilisation abusive de l'historien, de l'intellectuel, du résistant Marc Bloch par le président de la République, Nicolas Sarkozy - et ceux qui l'entourent - pour habiller leurs discours idéologiques
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Un jour, moi, Suzette Bloch, j'ai demandé à mon père : "Mais comment as-tu fait pour avoir le courage physique de résister à l'occupant ?" Il m'a répondu : "Tu sais, quand tu es agressé, tu ripostes, c'est comme un réflexe, tu ne te poses même pas la question." Mon père s'appelait Louis Bloch. Il était modeste. Ses hauts faits de résistant contre les nazis et leurs auxiliaires français, je les ai appris par le récit d'autres. J'aurais pu poser la question à mon grand-père. Mais je ne l'ai pas connu. Il a été fusillé. Le 16 juin 1944. Il est tombé sous les balles allemandes. Le soir, dans un champ. A Saint-Didier-de-Formans (Ain). Il était lui aussi dans la Résistance. Il s'appelait Marc Bloch. J'aurais pu poser la question à ma grand-mère. Mais je ne l'ai pas connue. Elle est morte le 2 juillet 1944. A Lyon. De douleur, de privations, sans nouvelles de son mari, de ses fils, Etienne, Louis et Daniel, tous engagés dans l'armée de l'ombre. Elle s'appelait Simonne.

Marc, Simonne, Louis m'ont laissé une mémoire, la mémoire d'une famille qui a érigé la liberté d'esprit au rang de première des valeurs humaines. Aujourd'hui, je suis indignée. Au point où j'en arrive à surmonter la timidité que j'ai aussi reçue en héritage. Pour dire "Assez !".

Le 12 novembre à La-Chapelle-en-Vercors, dans la Drôme, le président de la République a prononcé un discours destiné à apporter sa "contribution" au débat qu'il a lancé sur l'"identité nationale", une notion qui ne s'impose en rien et qui peut servir les pires desseins idéologiques. Il en a appelé à mon grand-père à l'appui de son hymne à la France repliée, chrétienne et éternelle. "Honneur", "patrie", "fierté d'être français", "identité nationale française", "héritier de la chrétienté" : ces termes sont légion dans ce discours où le chef de l'Etat prétend décrire ce que doit être sa France, cautionnée par le "plus grand historien".

A plusieurs reprises, pendant la campagne présidentielle, il avait cru bon de citer L'Etrange Défaite, ce retour réflexif sur 1940, écrit par l'historien, qui avait été aussi combattant. Mais là, trop, c'est trop. Je suis révulsée. Pourquoi ce besoin de recourir à Marc Bloch pour se vêtir de ses qualités d'homme irréprochable. Peut-être parce qu'il faut rendre noble et acceptable un débat qui sert à la fois de courtes visées électorales et un projet idéologique de retour au "national", sans rapport aucun avec les engagements et la vision du monde, savant et citoyen, de Marc Bloch.

Je refuse que mon grand-père soit utilisé pour célébrer la patrie selon Nicolas Sarkozy, qui joue de la peur de "l'Autre". "L'étranger" ? "L'immigré" ? Toujours sommé de se justifier, forcément marginalisé par un débat centré sur l'"identité nationale", pourchassé quant il n'est pas "en règle", obligé de se cacher, de cacher ses enfants ou de travailler aux sinistres conditions du travail au noir. Quels sont ces "renoncements" qui menacent la patrie ? Toute cette phraséologie n'a rien à voir avec Marc Bloch, qui s'est battu dans un tout autre contexte contre de vrais ennemis des libertés.

"Je suis, je m'en flatte, un bon citoyen du monde et le moins chauvin des hommes. Historien, je sais tout ce que contenait de vérité le cri fameux de Karl Marx : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"", écrivait aussi le médiéviste dans L'Etrange Défaite, soucieux d'articuler son intense patriotisme et de plus larges horizons.

Non, moi, sa petite-fille, je ne veux pas que Marc Bloch soit instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas approuvé cette idéologie nationaliste malsaine. Je demande au président de laisser la pensée de mon grand-père à l'étude, à la critique, aux historiens, ainsi qu'à tous les lecteurs de ses oeuvres.

L'historien coauteur de ces lignes doit dire, avec bien d'autres, que le fameux passage cité à plusieurs reprises par le président et ses proches, et encore à La Chapelle-en-Vercors, pour faire croire que l'histoire de France s'adopte comme un tout, comme un animal de compagnie, est un détournement bien abusif. Voici la phrase exacte : "Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération."

Lorsqu'on remet cette phrase dans son contexte, on comprend qu'elle sert avant tout à dénoncer l'étroitesse d'esprit du patronat des années 1930, incapable de saisir l'élan des luttes ouvrières, et en particulier de celles de 1936. "Dans le Front populaire", ajoute Bloch - le vrai, celui des foules, non des politiciens -, il revivait "quelque chose de l'atmosphère du Champ de Mars, au grand soleil du 14 juillet 1790." Surtout, Marc Bloch dénonce ici l'incapacité des élites à bâtir de grands moments de rassemblement autour des idéaux démocratiques, face à ceux des régimes fascistes. Les spécialistes de Marc Bloch invitent à la prudence dans l'usage de la phrase, déjà formulée pendant la Grande Guerre. Ils en ont proposé de multiples lectures, insistant sur ce double contexte de guerre. A l'évidence, ce genre de discours d'union sacrée est un lieu commun pendant un conflit et mérite d'être entendu dans ce contexte.

Comme d'habitude, le président sort des mots et des icônes de leurs contextes et de leurs engagements pour les peindre aux couleurs du jour, les plus nationales en l'occurrence, oubliant l'époque qui les a produits, empêchant toute compréhension des enjeux du temps. Comme le note l'historien Gérard Noiriel, "alors que Nicolas Sarkozy n'a cessé de stigmatiser la pensée critique comme une menace sur l'identité nationale, Marc Bloch l'a, au contraire, toujours encouragée".

Suzette Bloch est Journaliste, petite-fille de Marc Bloch

Nicolas Offenstadt est Maître de conférences en histoire à l'université Paris-I, auteur de "L'Histoire bling-bling", Stock

jeudi 26 novembre 2009

Envoyez Camus au president de la republique


Mode d'emploi :
allez dans une foire aux livres, chez emmaus, dans une brocante de livre d'occasion, achetez un livre de camus (la peste, pas mal... ou un autre) mettez le dans une enveloppe SANS timbres (pour la presidence il n'y a pas besoin d'affranchissement et hop dans la boite aux lettre.

L'adresse c'est celle ci
Présidence de la République Palais de l'Elysée, 55 r Fbg St Honoré 75008 PARIS
Ce qui est rigolo c'est que si vous cherchez president de la republique paris dans les pages jaunes vous tombez là dessus :

L'agonie du parti socialiste

on en lit des choses dans le monde... et je vous fait grâce de l'article dont le titre suffit...

les réactions des abonnés du monde suffisent....
Personne au parti socialiste pour noter que ce type qui se dit victime d'un syndrome d'achat compulsif (rolex et autres chaussures à plusieurs milliers d'euros) ne peut pas prétendre à nous représenter (premiere fonction du politique ?)

Il y en a pour 351 000 euros de dépenses compulsives tout de même !!!!

a droite comme à gauche.... tout ce petit monde est d'accord... Et personne pour l'ouvrir ?

discrediter le politique... Personne n'en sort grandi et ce type qui ne peut ni avouer, ni s'excuser, ni se retirer... Ce donne le vertige.... Le pompom c'est la pub por rolex à droite de l'article : trop fort le monde !

La mise à l'écart de Julien Dray critiquée à droite comme à gauche


Découvrez les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cette information.


ça dénote bien l'UNANIMITE de la classe politique carriériste professionnelle lorsqu'il s'agit : soit de se voter des PRIVILEGES INSENSES en cette période difficile pour la majorité des Français, soit de voler au secours de l'un d'entre eux lorsque il est pris la main dans le pot de confiture. Belle solidarité

Tous les élus de droite ou de gauche qui soutiennent J. Dray ont une conception très relachée de la morale publique !!

La question est de savoir si Julien Dray est qualifié pour le poste, oui ou non. Depuis qu'il avoue lui-même que la gestion n'est pas son fort, j'en doute très sérieusement. Et cela n'a rien à voir avec la présomption d'innocence. Il s'agit plutôt une "présomption d'incompétence".

Voilà le second étage de la fusée qui pulvérisera l'idéal socialiste! S'ils sont incapables de se rassembler à la tête du parti quelles prétentions auront-ils à nous rassembler tous? On dirait que même le mot "socialiste" a perdu de son sens.

Ils sont fous ! Le rapport de Tracfin, en accès libre pendant un temps, établit sans aucune contestation possible comment M. Dray a dépensé des fortunes en objets de luxe. Indépendamment de l'origine des fonds - point sur lequel M. Dray doit bénéficier de la présomption d'innocence - sa seule façon de claquer des sommes considérables de façon indécente le disqualifie définitivement comme homme politique !!!

Une pub pour Rolex à côté de l'article "La mise à l'écart de Julien Dray critiquée à droite comme à gauche", fallait oser… C'est d'un goût douteux.

mardi 24 novembre 2009

Monsieur le Président, devenez camusien !, par Michel Onfray

Pour celles et ceux qui n'ont pas eu l'occasion de le lire....
Ca ne rassure pas, ce n'est pas confort, cela ne montre que le rêgne de la bétise dans lequel nous sommes par la domination sans partage d'une vision étroite d'une des pire politique, niant la démocratie pour mieux s'en draper, que nous ayons eu....
Le jour ou les politiques diront tout, nous ferons la revolution et ca ne sera pas joli joli.... Alors... Fêtons le mensonge et l'apparence dans la peur de savoir, dans la honte de ne pas voir et dans la solitude de se croire seuls.... Fêtons la peur et l'ignorance avant que nos enfants ne soit trop grands... choucrouteman en goguette...


Point de vue
Monsieur le Président, devenez camusien !, par Michel Onfray
LE MONDE | 24.11.09 | 14h05 • Mis à jour le 24.11.09 | 14h05

Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Vous venez de manifester votre désir d'accueillir les cendres d'Albert Camus au Panthéon, ce temple de la République au fronton duquel, chacun le sait, se trouvent inscrites ces paroles : "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante". Comment vous donner tort puisque, de fait, Camus fut un grand homme dans sa vie et dans son oeuvre et qu'une reconnaissance venue de la patrie honorerait la mémoire de ce boursier de l'éducation nationale susceptible de devenir modèle dans un monde désormais sans modèles.

De fait, pendant sa trop courte vie, il a traversé l'histoire sans jamais commettre d'erreurs : il n'a jamais, bien sûr, commis celle d'une proximité intellectuelle avec Vichy. Mieux : désireux de s'engager pour combattre l'occupant, mais refusé deux fois pour raisons de santé, il s'est tout de même illustré dans la Résistance, ce qui ne fut pas le cas de tous ses compagnons philosophes. De même, il ne fut pas non plus de ceux qui critiquaient la liberté à l'Ouest pour l'estimer totale à l'Est : il ne se commit jamais avec les régimes soviétiques ou avec le maoïsme.

Camus fut l'opposant de toutes les terreurs, de toutes les peines de mort, de tous les assassinats politiques, de tous les totalitarismes, et ne fit pas exception pour justifier les guillotines, les meurtres, ou les camps qui auraient servi ses idées. Pour cela, il fut bien un grand homme quand tant d'autres se révélèrent si petits.

Mais, Monsieur le Président, comment justifierez-vous alors votre passion pour cet homme qui, le jour du discours de Suède, a tenu à le dédier à Louis Germain, l'instituteur qui lui permit de sortir de la pauvreté et de la misère de son milieu d'origine en devenant, par la culture, les livres, l'école, le savoir, celui que l'Académie suédoise honorait ce jour du prix Nobel ? Car, je vous le rappelle, vous avez dit le 20 décembre 2007, au palais du Latran : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé." Dès lors, c'est à La Princesse de Clèves que Camus doit d'être devenu Camus, et non à la Bible.

De même, comment justifierez-vous, Monsieur le Président, vous qui incarnez la nation, que vous puissiez ostensiblement afficher tous les signes de l'américanophilie la plus ostensible ? Une fois votre tee-shirt de jogger affirmait que vous aimiez la police de New York, une autre fois, torse nu dans la baie d'une station balnéaire présentée comme très prisée par les milliardaires américains, vous preniez vos premières vacances de président aux Etats-Unis sous les objectifs des journalistes, ou d'autres fois encore, notamment celles au cours desquelles vous avez fait savoir à George Bush combien vous aimiez son Amérique.

Savez-vous qu'Albert Camus, souvent présenté par des hémiplégiques seulement comme un antimarxiste, était aussi, et c'est ce qui donnait son sens à tout son engagement, un antiaméricain forcené, non pas qu'il n'ait pas aimé le peuple américain, mais il a souvent dit sa détestation du capitalisme dans sa forme libérale, du triomphe de l'argent roi, de la religion consumériste, du marché faisant la loi partout, de l'impérialisme libéral imposé à la planète qui caractérise presque toujours les gouvernements américains. Est-ce le Camus que vous aimez ? Ou celui qui, dans Actuelles, demande "une vraie démocratie populaire et ouvrière", la "destruction impitoyable des trusts", le "bonheur des plus humbles d'entre nous" (Œuvres complètes d'Albert Camus, Gallimard, "La Pléiade", tome II, p. 517) ?

Et puis, Monsieur le Président, comment expliquerez-vous que vous puissiez déclarer souriant devant les caméras de télévision en juillet 2008 que, "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit", et, en même temps, vouloir honorer un penseur qui n'a cessé de célébrer le pouvoir syndical, la force du génie colérique ouvrier, la puissance de la revendication populaire ? Car, dans L'Homme révolté, dans lequel on a privilégié la critique du totalitarisme et du marxisme-léninisme en oubliant la partie positive - une perversion sartrienne bien ancrée dans l'inconscient collectif français... -, il y avait aussi un éloge des pensées anarchistes françaises, italiennes, espagnoles, une célébration de la Commune, et, surtout, un vibrant plaidoyer pour le "syndicalisme révolutionnaire" présenté comme une "pensée solaire" (t. III, p. 317).

Est-ce cet Albert Camus qui appelle à "une nouvelle révolte" libertaire (t. III, p. 322) que vous souhaitez faire entrer au Panthéon ? Celui qui souhaite remettre en cause la "forme de la propriété" dans Actuelles II (t. III, p. 393) ? Car ce Camus libertaire de 1952 n'est pas une exception, c'est le même Camus qui, en 1959, huit mois avant sa mort, répondant à une revue anarchiste brésilienne, Reconstruir, affirmait : "Le pouvoir rend fou celui qui le détient" (t. IV, p. 660). Voulez-vous donc honorer l'anarchiste, le libertaire, l'ami des syndicalistes révolutionnaires, le penseur politique affirmant que le pouvoir transforme en Caligula quiconque le détient ?

De même, Monsieur le Président, vous qui, depuis deux ans, avez reçu, parfois en grande pompe, des chefs d'Etat qui s'illustrent dans le meurtre, la dictature de masse, l'emprisonnement des opposants, le soutien au terrorisme international, la destruction physique de peuples minoritaires, vous qui aviez, lors de vos discours de candidat, annoncé la fin de la politique sans foi ni loi, en citant Camus d'ailleurs, comment pourrez-vous concilier votre pragmatisme insoucieux de morale avec le souci camusien de ne jamais séparer politique et morale ? En l'occurrence une morale soucieuse de principes, de vertus, de grandeur, de générosité, de fraternité, de solidarité.

Camus parlait en effet dans L'Homme révolté de la nécessité de promouvoir un "individualisme altruiste" soucieux de liberté autant que de justice. J'écris bien : "autant que". Car, pour Camus, la liberté sans la justice, c'est la sauvagerie du plus fort, le triomphe du libéralisme, la loi des bandes, des tribus et des mafias ; la justice sans la liberté, c'est le règne des camps, des barbelés et des miradors. Disons-le autrement : la liberté sans la justice, c'est l'Amérique imposant à toute la planète le capitalisme libéral sans états d'âme ; la justice sans la liberté, c'était l'URSS faisant du camp la vérité du socialisme. Camus voulait une économie libre dans une société juste. Notre société, Monsieur le Président, celle dont vous êtes l'incarnation souveraine, n'est libre que pour les forts, elle est injuste pour les plus faibles qui incarnent aussi les plus dépourvus de liberté.

Les plus humbles, pour lesquels Camus voulait que la politique fût faite, ont nom aujourd'hui ouvriers et chômeurs, sans-papiers et précaires, immigrés et réfugiés, sans-logis et stagiaires sans contrats, femmes dominées et minorités invisibles. Pour eux, il n'est guère question de liberté ou de justice... Ces filles et fils, frères et soeurs, descendants aujourd'hui des syndicalistes espagnols, des ouvriers venus d'Afrique du Nord, des miséreux de Kabylie, des travailleurs émigrés maghrébins jadis honorés, défendus et soutenus par Camus, ne sont guère à la fête sous votre règne. Vous êtes-vous demandé ce qu'aurait pensé Albert Camus de cette politique si peu altruiste et tellement individualiste ?

Comment allez-vous faire, Monsieur le Président, pour ne pas dire dans votre discours de réception au Panthéon, vous qui êtes allé à Gandrange dire aux ouvriers que leur usine serait sauvée, avant qu'elle ne ferme, que Camus écrivait le 13 décembre 1955 dans un article intitulé "La condition ouvrière" qu'il fallait faire "participer directement le travailleur à la gestion et à la réparation du revenu national" (t. III, p. 1059) ? Il faut la paresse des journalistes reprenant les deux plus célèbres biographes de Camus pour faire du philosophe un social-démocrate...

Car, si Camus a pu participer au jeu démocratique parlementaire de façon ponctuelle (Mendès France en 1955 pour donner en Algérie sa chance à l'intelligence contre les partisans du sang de l'armée continentale ou du sang du terrorisme nationaliste), c'était par défaut : Albert Camus n'a jamais joué la réforme contre la révolution, mais la réforme en attendant la révolution à laquelle, ces choses sont rarement dites, évidemment, il a toujours cru - pourvu qu'elle soit morale.

Comment comprendre, sinon, qu'il écrive dans L'Express, le 4 juin 1955, que l'idée de révolution, à laquelle il ne renonce pas en soi, retrouvera son sens quand elle aura cessé de soutenir le cynisme et l'opportunisme des totalitarismes du moment et qu'elle "réformera son matériel idéologique et abâtardi par un demi-siècle de compromissions et (que), pour finir, elle mettra au centre de son élan la passion irréductible de la liberté" (t. III, p. 1020) - ce qui dans L'Homme révolté prend la forme d'une opposition entre socialisme césarien, celui de Sartre, et socialisme libertaire, le sien... Or, doit-on le souligner, la critique camusienne du socialisme césarien, Monsieur le Président, n'est pas la critique de tout le socialisme, loin s'en faut ! Ce socialisme libertaire a été passé sous silence par la droite, on la comprend, mais aussi par la gauche, déjà à cette époque toute à son aspiration à l'hégémonie d'un seul.

Dès lors, Monsieur le Président de la République, vous avez raison, Albert Camus mérite le Panthéon, même si le Panthéon est loin, très loin de Tipaza - la seule tombe qu'il aurait probablement échangée contre celle de Lourmarin... Mais si vous voulez que nous puissions croire à la sincérité de votre conversion à la grandeur de Camus, à l'efficacité de son exemplarité (n'est-ce pas la fonction républicaine du Panthéon ?), il vous faudra commencer par vous.

Donnez-nous en effet l'exemple en nous montrant que, comme le Camus qui mérite le Panthéon, vous préférez les instituteurs aux prêtres pour enseigner les valeurs ; que, comme Camus, vous ne croyez pas aux valeurs du marché faisant la loi ; que, comme Camus, vous ne méprisez ni les syndicalistes, ni le syndicalisme, ni les grèves, mais qu'au contraire vous comptez sur le syndicalisme pour incarner la vérité du politique ; que, comme Camus, vous n'entendez pas mener une politique d'ordre insoucieuse de justice et de liberté ; que, comme Camus, vous destinez l'action politique à l'amélioration des conditions de vie des plus petits, des humbles, des pauvres, des démunis, des oubliés, des sans-grade, des sans-voix ; que, comme Camus, vous inscrivez votre combat dans la logique du socialisme libertaire...

A défaut, excusez-moi, Monsieur le Président de la République, mais je ne croirai, avec cette annonce d'un Camus au Panthéon, qu'à un nouveau plan de communication de vos conseillers en image. Camus ne mérite pas ça. Montrez-nous donc que votre lecture du philosophe n'aura pas été opportuniste, autrement dit, qu'elle aura produit des effets dans votre vie, donc dans la nôtre. Si vous aimez autant Camus que ça, devenez camusien. Je vous certifie, Monsieur le Président, qu'en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l'origine d'une authentique révolution qui nous dispenserait d'en souhaiter une autre.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à mes sentiments respectueux et néanmoins libertaires.

Michel Onfray est philosophe.

La route

de Cormac McCarthy... Lu hier en deux heures et demi avant de s'apercevoir qu'un film va sortir debut decembre...
La route... quand j'etais petit j'avais lu ravages de barjavel (qui se souvient de ce type des années 70)... La route... Avec le souvenir de sur la route de Kerouac et de la route de London....
Mes enfants ont vu 2012, ils sont persudés que cela va se produire et que la seule issue pour eux est le suicide a ce moment là.... Pas mal hein ?!
La route, et ce dialogue qui court entre le père te son fils tout long de ce récit, "nous sommes les gentils parce que nous portons le feu"... Un echo lointain de London (faire un feu)...
Dans ce monde à venir plus aucun dieu, plus aucun mensonges, plus aucune apparence, juste la réalité de ce que le monde prépare : des etres dressés les uns contre les autres sans autre vision que le drame, le pillage et la guerre.... Le film, dont j'ai regardé les bandes annonces après n'annonce rien de bon : un personnage feminin a été rajouté et on y parle de dieu comme à nashville ou a springfield et la position de victime expiatoire semble boursouflée... le travail du reel est plus difficile au cinema qu'en littérature et le besoin de confort du public s'y transforme en dollars plus facilement....
De l'intérêt de la solidarité, de la coopération et du partage....
Pendant ce temps 2012 nous promet l'afrique comme terre promise et de dernier film de cameron, avatar, nous sert une trop vieille histoire (le traitre qui doute, qui rencontre sa pocahontas...) pour être vraiment interessante.... Mais bon, tout ceux qui ont fait une ecole du scénario savent que depuis plus de 2000 ans nous ne racontons que douze histoires sous des formes variées, certes, mais ce sont toujours les mêmes histoires de traitre, de mensonges, de filiation et de transmission, d'ivresse vaine du pouvoir.... de qui pourquoi ? Vive le cinema documentaire même mort vivant..
tiens on devrait relire camus (la bonne nouvelle du week end le refus de son fils de voir son pere recupéré par le nabot)
J'aime bien penser à Sade qui disait je ne fais dans le confort moi je suis vrai... La littérature de confort contre la vérité voilà bien un sujet de reflexion que la route engage au moment où son adaptation sort sur les ecrans...

Quel dommage que personne parmi celles et ceux pour qui l'on vote ne prenne le temps de nous nourrir d'humanité en analysant ce qui se passe semaine après semaine dans la perspective d'une expression humaine des actions politiques (et non partisane, courte de vue, chantage émotionel etc....) Ca serait facile à faire aujourd'hui que le web permet de toucher tout le monde.. Ca me fait penser, again and again, à la qestion posée par Eva Joly : est ce monde dans lequel vous voulez vivre ?
La route pose la même question en y apportant la réponse : oui.... C'est un peu léger parce que l'horreur economique et religieuse, les distractions et les pertes de mémoire, la bétise confortable et l'habitude de l'injustice, le dressage des enfants à la compétition et à la violence montrent bien là où il faut intervenir.... Albert Jacquard au secours !

lundi 26 octobre 2009

Nicolas et Jean SARKOZY viennent de gagner ! Vous pas…

Lu sur gueulante.fr... Vu et bien vu....


Nicolas et Jean SARKOZY viennent de gagner ! Vous pas…

Bonjour à toutes et à tous,

« Plus c’est gros et plus cela passe ! ». Nous avons reçu un bon nombre de mails pour nous interroger envers nos « silences » face à l’affaire Jean SARKOZY. Après la prestation de fils du président SARKOZY, on peut y répondre.

Nous n’avions fait aucun billet car nous avions vu venir l’énorme plan de communication orchestré par la famille SARKOZY et ses réseaux.

On doit rendre hommage à Nicolas et Jean SARKOZY ainsi qu’à l’aréopage des conseillers pour avoir rouler dans le farine l’opinion publique Française en cachant volontairement les objectifs à atteindre par une bonne grosse polémique qui avait toutes les chances de réussir avec le concours de l’internet.

Prendre l’actuel président de la République pour un « zozo » est ou serait une grave erreur pour ceux qui ne pensent pas comme lui. Le clan SARKOZY a toujours dans ses façons de procéder au moins trois coups d’avance envers ses détracteurs. Pour le coup, l’affaire « prince » Jean a tournée du feu de Dieu...

1) Mettre Jean SARKOZY dans une posture de création de carrière politique « indépendante » de son père président (sic) vient d’être atteint. Avec la polémique voulue et en y ajoutant son retrait calculé a fait le travail.

2) L’autre objectif est aussi atteint et de quelle manière. Le mettre en orbite comme Administrateur de l’EPAD lui ouvre la route pour son ambition de devenir président du Conseil Général de Hauts de Seine ce qui était le véritable but !

Au passage l’affaire « prince » Jean gomme les autres dossiers brûlants du moment comme ceux de Frédéric MITTERRAND et Roman POLANSKI.

Et cerise sur le gâteau, l’Elysée en profite pour marteler ses bons messages au bon peuple comme quoi l’Internet est un espace dangereux qu’il faut absolument réguler car sinon comme l’a affirmé Jacques SEGUELA, l’internet est une « saloperie » inventée par l’homme !

Car cet exécutif cherche à museler « la liberté d’expression » qu’apporte l’internet à tout internaute de la Nation France. Il faut par tous les moyens brider et freiner les avis contraires. C’est devenu l’objectif impérieux.

Souvenez-vous. Les médias sont des méchants, l’internet est une saloperie. La toile est dangereuse pour les enfants etc…

A ce sujet, une information ô combien importante passe inaperçue. Pourtant elle prouve que le pouvoir actuel s’infiltre dans les canaux les diffusions de l’internet pour ainsi gérer voire éliminer des informations gênantes déposées par des internautes libres en France.

Il s’agit de son entrée en numéraire dans le capital de « Dailymotion », pas moins ! En effet, FSI (Fond Stratégique d’investissent) apporte 7,5 millions d’Euros à Dailymotion. Or le FSI est détenue à 51 % par la Caisse des dépôts et à 49 % par l’Etat Français ! C’est là un très bon moyen d’éliminer de la toile Française toutes vidéos gênantes envers l’actuel pouvoir de la France. Et, c’est devant vos yeux mais très peu dans la presse toute confondue en parle.

Nos lecteurs « fidèles » pourront en témoigner ? Il y a bien longtemps, nous avions dénoncé à l’époque via les blogs de gueulante.fr les connivences et les échanges de dirigeants entre Dailymotion et Matignon. Aujourd’hui, cela va plus loin avec une participation dans le capital de Dailymotion.

Voilà, démonstration est faite qu’un seul arbre parfois peut cacher une forêt. Il faut rendre hommage aux stratégies de l’Elysée et du clan SARKOZY qui manipule avec brio l’opinion publique. C’est tellement enfantin que tout passe comme une lettre à la poste. Il faudrait donc aux internautes de France d’y réfléchir à plusieurs reprises lorsqu’ils s’engouffrent dans des polémiques qui souvent sont très bien orchestrées par l’actuel pouvoir de la France.

A bientôt et courage la France.

La Statue























La statue de l'empereur montre notre petit sarko faisant des sourires guignol pour mieux le cogner de son bras policier... Toutes choses bien vécues par la populace et qui méritent d'être célébrées... comme le fait la choucroute :















Les images en cadeaux









Merci à Lucky pour ces images que nous vous faisons partager ici afin que vous puissiez les distribuer ou les utiliser : cliquez dessus puis clique droit sauvegarder sous et hop le tour est joué...

En attendant vous pouvez continuer à voter pour notre grand sondage dont on voit bien que ce que vous préferez dans la choucoute c'est le riesling et les amis, l'after donc... Hi hi hi hi...

Les enveloppes de pognon...

Ce pauvre Jean Louis Borloo aurait bien fait de boire un peu moins de cognac : il aurait pas oublié son enveloppe...

http://www.politique.net/2009092402-borloo-oublie-une-enveloppe-de-4500-euros.htm
http://www.politique-stream.fr/Actus/borloo/19_102933.html
http://mammilou.canalblog.com/archives/2009/10/15/15446773.html

On a juste a se souvenir que la caisse noire du medef fut évaluée l'an dernier à 600 millions d'euros en liquide... Ca fait combien d'enveloppe de 4500 ? plus de 130 000.. Ca fait du monde hein ?!

Combien de personnes ont touché ? vu que le medef a dit que c'était utilisé en secret pour fluidifier les relations sociales qui sont ceux dont le job est de ceux là ?

Pendant ce temps, cette foutu mode des suicides ne passe pas... Quelle ingratitude quand même...

jeudi 22 octobre 2009

Les crottes de lapins radioactifs....

Vue là assez et c'est assez rigolo....

Les crottes radioactives des lapins américains

Dans le chaos chimique que représente une bonne choucroute (macération et cuisson) on se rassure en se disant que ce qu'on préfère autour de la choucroute ce sont les amis... Alors tant qu'il y a des amis, même autour des lapins américains, radioactifs ou pas... Tout va bien....

mercredi 21 octobre 2009

La science fiction nous rattrape (manipulation des masses et des cerveaux)

Plusieurs réflexions de choucrouteman en ce moment :
l'irlande a dit oui au même traité (oui le même) un an après avoir dit non... Si le premier vote est considéré comme nul pourquoi le second est considéré comme valide ? alors que le texte n'a pas changé d'une ligne.... C'est étrange et du coup y a du riffifi dans la choucroute democratique européenne. Bizarre que les irlandais aient changé d'avis...

Manipulation mentale, gouvernance, nanotechnologies....

Choucrouteman a entendu un témoignage incroyable (le 26 juin dans la tête au carré l'émission scientifique de france inter) : en implantant un nanorobot dans le cerveau d'un patient depressif les medecins parviennent à envoyer un flux electrique là où il faut pour le rendre euphorique, bon l'histoire raconte qu'ils ont du doser le flux electrique parce que le suicidaire c'était transformer en un bout en train insupportable pour son entourage, mais un petit reglage et hop monsieur depressif est resté normalement heureux (sic transit gloria mundi).... Bon, le truc que c'est pour déplacer le nanorobot pile à l'endroit qui va bien il faut un scanner du cerveau du monsieur et ça aujourd'hui c'est facile à trouver...

Cela m'a troué la choucroute cette info parce que dans les années 90 un type nommé mac cauley, chercheur scientifique de son état a écrit son premier livre en forme de roman de sf où des foules d'individus contestataires de la dictature financière sont manipulés par des nanorobots (invisibles par nature) vaporisés lors de manifestations, du coup ils se mettent à croire à des religions debiles (pléonasme, oui, je sais) et se rendent ailleurs pour s'agenouiller devant une idole à deux balles, du coup ils en oublient pourquoi ils lutte et le tour est joué...

bon bouquin d'autant plus que l'auteur a déclaré à l'époque "j'écris ce que la science nous permettra dans vingt ans peut être même moins". Bon...


Voilà que débarque dans mon assiette cette info de france inter confirmée là dans cet article de cerveau et psycho...

Voilà que débarque dans les actus de ces jours derniers la promotion faite dans les aéroports de filer ses empreintes digitales pour passer la douane sans montrer son passeport biométrique pourtant comme son nom l'indique...

Voilà que traine dans la tête de chou de choucrouteman cette idée fort triste que le prix nobel de la paix 2009 envoie en secret 13 000 soldats de plus en afghanistan en cachette du congrès le jour ou il reçoit le prix nobel de la paix...

Incroyable, le jour ou il a son prix le nobel de la paix fait la guerre en cachette et pas à coup de lance pierre, mais à coup de millions de dollars et de jeunes hommes qui reviendront brisés à vie comme ceux d'irak...

Bon c'est bizarre, parce que ce nobel de la paix, obama c'est son nom, a sorti un beau livre il y a quatre ou cinq ans qui faisait même l'admiration de joan sfar (le dessinateur) dans son ouvrage intitulé missionnaire. Un beau livre que ce livre d'obama : plein de respect de la vie et des enfants et de la democratie magnifiquement exprimée par la constitution américaine... Et c'est ce même homme qui dans sa première declaration dit "vous inquiétez pas : nous serons toujours la première puissance militaire mondiale"...
Ben les petites choucroutes ca les inquiète quand même et justement et d'autant plus....

Alors une hypothèse me vient dans les saucisses :
pour implanter un nano robot dans le cerveau de quelqu'un il faut avoir un scanner en 3D (pléonasme, oui je sais) de son bulbe gris... Monsieur le candidat, pour accéder à la fonction suprème nous devons être sur que vous etes en bonne santé, clic clac scanner dans la boite, Monsieur le candidat, nous devons verifier un petit truc, on va vous faire une petite piqure, et hop le nanorobot dans le corps du candidat qui une fois president oublie toute ses belles promesses et surtout tout ce en quoi il croyait dur comme fer...
Et quelque part dans la maison blanche il y a un docteur folamour avec sa petite manette qui vérifie sur son écran que ses nanorobots font bien le boulot dans le secret du gouvernement secret...


Bon cette choucroute est bizarre, certes, mais à la différence de la science fiction d'hier, ce n'est plus de la fiction et ce scénario est possible aujourd'hui...


et la choucroute sait bien que la réalité dépasse toujours la fiction comme balzac affirmait "regardez l'histoire telle qu'elle se raconte : la réalité est l'inverse exacte de ce qui est dit et montré"

Ca fout le frousse, hein ?

Elle est pas belle la choucroute ?