Un papier de Lucky, une mémoire, m'a rappeler que j'avais collecté ceci pour vous, pour nous, pour celles et ceux qui ne l'ont pas lu...
Laissez Marc Bloch tranquille, M. Sarkozy, par Suzette Bloch Nicolas Offenstadt
LE MONDE | 28.11.09 | 13h47
Petite-fille de Marc Bloch et historien médiéviste, nous avons décidé de joindre nos voix pour dire stop à l'utilisation abusive de l'historien, de l'intellectuel, du résistant Marc Bloch par le président de la République, Nicolas Sarkozy - et ceux qui l'entourent - pour habiller leurs discours idéologiques
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Un jour, moi, Suzette Bloch, j'ai demandé à mon père : "Mais comment as-tu fait pour avoir le courage physique de résister à l'occupant ?" Il m'a répondu : "Tu sais, quand tu es agressé, tu ripostes, c'est comme un réflexe, tu ne te poses même pas la question." Mon père s'appelait Louis Bloch. Il était modeste. Ses hauts faits de résistant contre les nazis et leurs auxiliaires français, je les ai appris par le récit d'autres. J'aurais pu poser la question à mon grand-père. Mais je ne l'ai pas connu. Il a été fusillé. Le 16 juin 1944. Il est tombé sous les balles allemandes. Le soir, dans un champ. A Saint-Didier-de-Formans (Ain). Il était lui aussi dans la Résistance. Il s'appelait Marc Bloch. J'aurais pu poser la question à ma grand-mère. Mais je ne l'ai pas connue. Elle est morte le 2 juillet 1944. A Lyon. De douleur, de privations, sans nouvelles de son mari, de ses fils, Etienne, Louis et Daniel, tous engagés dans l'armée de l'ombre. Elle s'appelait Simonne.
Marc, Simonne, Louis m'ont laissé une mémoire, la mémoire d'une famille qui a érigé la liberté d'esprit au rang de première des valeurs humaines. Aujourd'hui, je suis indignée. Au point où j'en arrive à surmonter la timidité que j'ai aussi reçue en héritage. Pour dire "Assez !".
Le 12 novembre à La-Chapelle-en-Vercors, dans la Drôme, le président de la République a prononcé un discours destiné à apporter sa "contribution" au débat qu'il a lancé sur l'"identité nationale", une notion qui ne s'impose en rien et qui peut servir les pires desseins idéologiques. Il en a appelé à mon grand-père à l'appui de son hymne à la France repliée, chrétienne et éternelle. "Honneur", "patrie", "fierté d'être français", "identité nationale française", "héritier de la chrétienté" : ces termes sont légion dans ce discours où le chef de l'Etat prétend décrire ce que doit être sa France, cautionnée par le "plus grand historien".
A plusieurs reprises, pendant la campagne présidentielle, il avait cru bon de citer L'Etrange Défaite, ce retour réflexif sur 1940, écrit par l'historien, qui avait été aussi combattant. Mais là, trop, c'est trop. Je suis révulsée. Pourquoi ce besoin de recourir à Marc Bloch pour se vêtir de ses qualités d'homme irréprochable. Peut-être parce qu'il faut rendre noble et acceptable un débat qui sert à la fois de courtes visées électorales et un projet idéologique de retour au "national", sans rapport aucun avec les engagements et la vision du monde, savant et citoyen, de Marc Bloch.
Je refuse que mon grand-père soit utilisé pour célébrer la patrie selon Nicolas Sarkozy, qui joue de la peur de "l'Autre". "L'étranger" ? "L'immigré" ? Toujours sommé de se justifier, forcément marginalisé par un débat centré sur l'"identité nationale", pourchassé quant il n'est pas "en règle", obligé de se cacher, de cacher ses enfants ou de travailler aux sinistres conditions du travail au noir. Quels sont ces "renoncements" qui menacent la patrie ? Toute cette phraséologie n'a rien à voir avec Marc Bloch, qui s'est battu dans un tout autre contexte contre de vrais ennemis des libertés.
"Je suis, je m'en flatte, un bon citoyen du monde et le moins chauvin des hommes. Historien, je sais tout ce que contenait de vérité le cri fameux de Karl Marx : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"", écrivait aussi le médiéviste dans L'Etrange Défaite, soucieux d'articuler son intense patriotisme et de plus larges horizons.
Non, moi, sa petite-fille, je ne veux pas que Marc Bloch soit instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas approuvé cette idéologie nationaliste malsaine. Je demande au président de laisser la pensée de mon grand-père à l'étude, à la critique, aux historiens, ainsi qu'à tous les lecteurs de ses oeuvres.
L'historien coauteur de ces lignes doit dire, avec bien d'autres, que le fameux passage cité à plusieurs reprises par le président et ses proches, et encore à La Chapelle-en-Vercors, pour faire croire que l'histoire de France s'adopte comme un tout, comme un animal de compagnie, est un détournement bien abusif. Voici la phrase exacte : "Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération."
Lorsqu'on remet cette phrase dans son contexte, on comprend qu'elle sert avant tout à dénoncer l'étroitesse d'esprit du patronat des années 1930, incapable de saisir l'élan des luttes ouvrières, et en particulier de celles de 1936. "Dans le Front populaire", ajoute Bloch - le vrai, celui des foules, non des politiciens -, il revivait "quelque chose de l'atmosphère du Champ de Mars, au grand soleil du 14 juillet 1790." Surtout, Marc Bloch dénonce ici l'incapacité des élites à bâtir de grands moments de rassemblement autour des idéaux démocratiques, face à ceux des régimes fascistes. Les spécialistes de Marc Bloch invitent à la prudence dans l'usage de la phrase, déjà formulée pendant la Grande Guerre. Ils en ont proposé de multiples lectures, insistant sur ce double contexte de guerre. A l'évidence, ce genre de discours d'union sacrée est un lieu commun pendant un conflit et mérite d'être entendu dans ce contexte.
Comme d'habitude, le président sort des mots et des icônes de leurs contextes et de leurs engagements pour les peindre aux couleurs du jour, les plus nationales en l'occurrence, oubliant l'époque qui les a produits, empêchant toute compréhension des enjeux du temps. Comme le note l'historien Gérard Noiriel, "alors que Nicolas Sarkozy n'a cessé de stigmatiser la pensée critique comme une menace sur l'identité nationale, Marc Bloch l'a, au contraire, toujours encouragée".
Suzette Bloch est Journaliste, petite-fille de Marc Bloch
Nicolas Offenstadt est Maître de conférences en histoire à l'université Paris-I, auteur de "L'Histoire bling-bling", Stock
reflexion politique revolution philosophique fascisme ordinaire dictature invisible manipulation et joie de vivre
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lundi 21 décembre 2009
lundi 20 avril 2009
La petite synthèse Opus 1 version longue
Défendre la loi adhopi c'est défendre la création nous dit on.
Pourquoi rien n'est prévu dans cette loi en faveur des créateurs ?
Pourquoi nous fait on croire que les créateurs sont ceux dont les oeuvres ont un propriétaire ? On devient créateur parce que l'on a un propriétaire ?
Pourquoi prendre le risque de punir des innocents ? Voyez la scène :
La famille Simpson privée de liaison internet parce que Bart a téléchargé un film...
Que dira Lisa qui en a besoin pour ses études ? Et Homer qui continuera de payer quand même son accès pourtant coupé, c'est Marge qui va être contente ! Vivre ça au quotidien mis en place en 2011 un an avant les presidentielle ! Un scénario à la Homer Simpson !
Pourquoi ignore t'on encore le dispositif de la copie privée qui collecte pourtant l'argent qui permet de faire des copies privées ?
Pourquoi croire légiferer internet alors que le coeur d'internet est composé d'individus (et pas que des Geek) qui pratiquent l'entraide, la liberté, les réseaux comme mode de vie avec les outils les plus puissants qui soient et qui échapperont toujours par nature et par principe à quiconque voudra les réglementer ?
Pourquoi vouloir defendre la diligence payante alors que le train gratuit circule déjà à grande vitesse ?
Pourquoi punir et encore punir... sommes nous si cons ? sommes nous si irresponsables ? Pourquoi vouloir nous infantiliser ? Pourquoi nous priver d'information en nous donnant toujours la même : c'est mal sans autre explication que les vieux modèles ?
Pourquoi ne pas nous responsabiliser ? Sommes nous des enfants ?
Chacun paye en moyenne 30 euros par mois pour avoir un accès et nous sommes 15 Millions à le faire en France tous les mois, 450 000 000 euros sont versés chaque mois soit 5 400 000 000 euros par an... Oui 5 milliards et demi d'euros par an... Et sur tout ce pognon il n'y a rien pour les créateurs et leurs propriétaires ?
Etonnant non ?
Pourquoi ne pas nous responsabiliser ? Pourquoi ne pas demander aux FAI de donner de un à trois euros par accès aux sociétés d'auteurs au cnc aux éditeurs de logiciels ?
Et si vous, politiques, avez peur des actionnaires, demandez nous de payer 3 euros en plus pour pouvoir télécharger librement et nous serons d'accord et moi je veux bien même payer pour mon voisin que j'aime bien qui est au RMI et qu'est un pote !
Sommes nous des enfants inconscients irresponsables qu'il faille nous punir sans nous demander sans nous proposer de participer ?
Bolloré (sang d'Afrique plein les mains) fais des sondages sur la popularité du Président dont on se fout, ce n'est pas la popularité d'un président qui fait avancer la France !
C'est notre avis, nous français, nous tous, sur une chose aussi importante que l'accès à la connaissance et à l'information pour tous... Sommes nous trop cons que l'on nous demande même pas notre avis ?
Sommes nous si cons, si abruti que vous politiques ne pensez pas que nous puissions contribuer chacun d'entre nous à rendre le monde meilleur ?
Sommes si cons, ou bien est ce vous qui nous croyez si cons ?
Internet n'a pas d'autre modèle économique que le participatif...
Youtube, Dailymotion, Twitter, Facebook, Myspace, les 500 sites les plus vus au monde ne gagnent pas d'argent et n'en gagneront jamais selon le modèle capitaliste libéral facho du propriétaire actionnaire voyou qui pille aujourd'hui comme hier les ressources, l'épargne de nos parent et l'avenir de nos enfants... Internet échappe à la logique inégalitaire du capitalisme et c'est tant mieux, il est même en train de berner le capitalisme en lui pompant le capital de depart pour voler de ses propres ailes....
Sommes nous si cons, si méchants, si egoistes que l'on ne nous permet même pas de montrer que le modèle participatif fonctionne et peut fonctionnner... Des groupes tel que Radiohead, REM, Nine Inch Nails le montre, le principe du shareware (on test gratuitement on paye si ca nous plait) le démontre depuis les origines de l'internet , pourquoi ignorer cela, pourquoi ne pas le valoriser, nous l'expliquer... Sommes nous donc si cons ?
Sommes nous si cons que les grands médias oublient même de nous en parler et de nous éduquer au civisme citoyen et créateur que ce modèle économique participatif induit...
Sommes nous si cons ? si egoistes, si bêtes, si dénué d'imagination et de reflexion que nous ne pouvons qu'être puni de vouloir agir en citoyen conscients de la nécessité du partage et apte à le faire...
Sommes donc si cons?
Pourquoi rien n'est prévu dans cette loi en faveur des créateurs ?
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C'est notre avis, nous français, nous tous, sur une chose aussi importante que l'accès à la connaissance et à l'information pour tous... Sommes nous trop cons que l'on nous demande même pas notre avis ?
Sommes nous si cons, si abruti que vous politiques ne pensez pas que nous puissions contribuer chacun d'entre nous à rendre le monde meilleur ?
Sommes si cons, ou bien est ce vous qui nous croyez si cons ?
Internet n'a pas d'autre modèle économique que le participatif...
Youtube, Dailymotion, Twitter, Facebook, Myspace, les 500 sites les plus vus au monde ne gagnent pas d'argent et n'en gagneront jamais selon le modèle capitaliste libéral facho du propriétaire actionnaire voyou qui pille aujourd'hui comme hier les ressources, l'épargne de nos parent et l'avenir de nos enfants... Internet échappe à la logique inégalitaire du capitalisme et c'est tant mieux, il est même en train de berner le capitalisme en lui pompant le capital de depart pour voler de ses propres ailes....
Sommes nous si cons, si méchants, si egoistes que l'on ne nous permet même pas de montrer que le modèle participatif fonctionne et peut fonctionnner... Des groupes tel que Radiohead, REM, Nine Inch Nails le montre, le principe du shareware (on test gratuitement on paye si ca nous plait) le démontre depuis les origines de l'internet , pourquoi ignorer cela, pourquoi ne pas le valoriser, nous l'expliquer... Sommes nous donc si cons ?
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Sommes nous si cons ? si egoistes, si bêtes, si dénué d'imagination et de reflexion que nous ne pouvons qu'être puni de vouloir agir en citoyen conscients de la nécessité du partage et apte à le faire...
Sommes donc si cons?
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mercredi 19 novembre 2008
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