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dimanche 3 mai 2009

Art, Information, Cinema, Musique, Culture et les PIRATES

Cela fait longtemps que j'ai lu Matt Mason, j'ai même acheté 4 dollars son livre alors qu'il est disponible gratuitement....

J'en parle ici aujourd'hui parce que j'ai lu dans le blog d'une jeune journaliste installée aux USA (http://cecile-reportage.com/blog/) un post sur "Le rédacteur en chef de Wired décortique l'économie de la gratuité" et qui annonce la parution prochaine (le 7 juillet 09) de son livre sur le sujet...

Rien de bien nouveau, allez voir le site de cecile, très beau boulot en passant, ce chris anderson de wired (LE magazine des tendances numériques depuis les debut de l'internet) patauge un peu dans la recherche de la definition d'un modèle économique de la gratuité...

Cela ne vaut pas, mais je n'ai pas encore lu le livre et pour cause, le travail de Matt Mason dont je vous fait partager la teneur en français, aussi parce que c'est assez dans l'esprit de la choucroute la manière dont il décrit les pirates :

C'est paru dans le site ecrans le supplement numérique de libé (personne n'est parfait)

Le dilemme du pirate : le problème de l’information (et comment le résoudre)

Les pirates sont innovants, ils mettent en évidence les problème du marché et montrent la voie à de nouveaux business models. Malgré tout, ils restent souvent taxés de voleurs.

par Matt Mason

tags : p2p , téléchargement , livre , piratage , économie

Extrait de la couverture de l’édition britannique du livre. © Penguin Books

Matt Mason, journaliste, est l’auteur du livre The Pirate’s Dilemma : How Youth Culture Is Reinventing Capitalism (Le dilemme du pirate : comment les jeunes réinventent le capitalisme), publié en 2008 chez Free Press.

Tout comme la lumière, qui existe tant sous forme d’ondes que de particules, rend perplexes les scientifiques, l’information semble nous rendre de plus en plus perplexes. L’information devient en même temps moins chère et plus coûteuse. Et il semblerait que nombre d’entre nous, et notamment ceux qui possèdent ou contrôlent une grande partie de l’information, ne comprennent plus comment l’observer ni l’utiliser.

Nous vivons dans un monde où une entreprise peut légalement breveter les cochons, ou tout autre entité vivante à l’exception de l’être humain, mais où copier sur disque dur un CD que vous avez acheté est considéré comme une violation des droits de quelqu’un d’autre. Un monde où un bon père de famille pourrait devoir plus de 12 millions de dollars d’amendes par jour s’il était attaqué à chaque fois qu’il contrevenait accidentellement à la loi sur les droits d’auteurs. Une société où il est normal que chacun de nous soit bombardé par 5000 messages publicitaires par jour, généralement sans permission, mais où créer une œuvre d’art et la montrer soi-même au public sans autorisation peut mener en prison. Ce texte ne traite pas seulement des avantages et des inconvénients du partage de fichiers, mais surtout d’une espèce entière qui perd son sens des réalités, qui n’arrive plus à comprendre le potentiel de l’une des ses plus précieuses (et pourtant l’une des plus abondantes) ressources.

Nous sommes nombreux à nous demander si nos idées comptent comme de l’information ou comme une propriété. Quand nous avons une nouvelle idée, deux forces opposées sont à l’oeuvre. Nous pensons d’un côté à comment faire connaître cette idée, mais de l’autre nous nous demandons aussi comment en profiter. Nous voulons répandre nos idées comme des informations, mais aussi les capitaliser comme de la propriété intellectuelle. C’est ce problème de l’information que je nomme le dilemme du pirate.

La première chose à comprendre est que la décision de partager « notre » information ne « nous » revient pas toujours. Si une entreprise pharmaceutique décide de ne vendre ses médicaments contre la malaria et les anti-rétroviraux contre le Sida qu’à un prix trop élevé pour les citoyens d’un pays en développement, alors ce pays peut décider d’ignorer la protection des brevets et fabriquer ses propres copies pirates des médicaments afin de sauver des vies. Si une industrie dépendant de l’information physique, de la distribution limitée et de la rareté artificielle décide d’ignorer des méthodes plus efficaces de distribuer sa propriété, alors les pirates se faufileront dans la brèche et mettront en évidence le fait qu’il existe de meilleures manières de faire les choses.

Certains des plus grands innovateurs américains ont d’abord été considérés comme des pirates. Quand Thomas Edison a inventé le phonographe, les musiciens l’ont taxé de pirate tentant de voler leur travail et de saccager l’industrie des concerts. Puis fut instauré ce que nous appelons aujourd’hui l’industrie du disque : un système permettant de payer des royalties aux musiciens. Par la suite, Edison inventa le kinétographe et réclama des royalties à tous ceux utilisant sa technologie pour faire des films. Cela força un groupe de réalisateurs pirates, dont l’un se prénommait William, à quitter New-York pour ce qui était alors encore le Far West. Ils y prospérèrent sans payer de royalties jusqu’à l’expiration du brevet d’Edison. Aujourd’hui, ces pirates continuent d’opérer de là-bas, quoique légalement, dans la ville qu’ils ont fondé : Hollywood. Le nom de famille de William ? Fox.

Le piratage est à la pointe de l’innovation, une innovation qui passe par tous les moyens nécessaires. De grands oligopoles contrôlent la plupart de nos industries et de nos gouvernements. Six entreprises contrôlent la majeure partie de ce que nous voyons et entendons. Selon les chiffres de la Banque mondiale en 2007, environ deux tiers des 150 plus grandes économies ne sont pas des nations, mais des multinationales. Nous savons tous que le système ne fonctionne pas vraiment comme prévu, mais nous continuons de penser que ce système inefficace représente « le libre échange ». Les pirates détruisent les systèmes inefficaces. Ils suppriment l’ordre et créent un chaos à court-terme. Mais le résultat à long terme du piratage à grande échelle est souvent un meilleur système, une façon plus efficace de faire les choses. Les pirates ont utilisé le chaos pour créer une grande partie des ordres établis aujourd’hui, et maintenant que ces industries deviennent à leur tour inefficaces avec les nouvelles technologies, le chaos apparaît de nouveau.

Pour une grande partie d’entre nous, du PDG à l’artiste inconnu, dans la santé et l’éducation comme dans les loisirs, se pose le problème de voir sa propriété intellectuelle partagée par d’autres sans permission. Cela implique un changement d’attitude : parfois, le piratage n’est pas le problème, mais la solution. En fait, le piratage est un signal pour le marché, un avertissement précoce, qui reste trop souvent ignoré par les industries existantes. Que nous soyons des pirates ou des professionnels, nous nous faisons concurrence dans le même domaine.

Quand les pirates pénètrent sur notre marché, nous avons deux choix : nous pouvons porter plainte contre eux ou espérer qu’ils partiront d’eux-mêmes. Parfois, c’est la meilleure chose à faire. Mais que faire dans le cas où ces pirates créent d’une certaine manière une valeur ajoutée pour notre société ? Si ces pirates font réellement quelque chose d’utile, les gens vont les soutenir et le bras armé de la loi ne fera plus effet. Qu’importe le nombre de personnes attaquées en justice, les pirates continueront de revenir et de se multiplier. Et il faut voir la vérité en face : si les procès deviennent un élément essentiel de votre business model, alors vous n’avez plus de business model. A moins d’être un avocat.

Car dans ces cas-là, les pirates ne font que souligner une meilleure façon pour nous de faire les choses. Ils trouvent les failles hors du marché et de meilleures manières pour que la société fonctionne. Dans ces situations, la seule façon de combattre le piratage est de légitimer et de légaliser de nouvelles innovations, afin de concurrencer les pirates sur le marché. Une fois le nouveau marché légitimé, de nouvelles opportunités se créent pour tout le monde. C’est de cette façon que la télévision par câble a débuté. C’est pour cette raison que de nombreux médicaments sont vendus à des prix suffisamment bas pour que les gens dans le Tiers-Monde puissent les acheter. Et c’est ainsi que de nombreuses autres nouvelles opportunités se créent aujourd’hui. Les pirates nous proposent un choix. Nous pouvons soit les combattre au tribunal, soit leur rendre coup pour coup sur le marché. Leur faire concurrence ou pas, telle est la question. Tel est le dilemme du pirate.

Texte publié à l’origine sur le site TorrentFreaks, en Creative Commons Attribution-Share Alike. Traduction Sébastien Delahaye pour Ecrans.fr

lundi 20 avril 2009

La petite synthèse Opus 1 version longue

Défendre la loi adhopi c'est défendre la création nous dit on.

Pourquoi rien n'est prévu dans cette loi en faveur des créateurs ?

Pourquoi nous fait on croire que les créateurs sont ceux dont les oeuvres ont un propriétaire ? On devient créateur parce que l'on a un propriétaire ?

Pourquoi prendre le risque de punir des innocents ? Voyez la scène :
La famille Simpson privée de liaison internet parce que Bart a téléchargé un film...
Que dira Lisa qui en a besoin pour ses études ? Et Homer qui continuera de payer quand même son accès pourtant coupé, c'est Marge qui va être contente ! Vivre ça au quotidien mis en place en 2011 un an avant les presidentielle ! Un scénario à la Homer Simpson !

Pourquoi ignore t'on encore le dispositif de la copie privée qui collecte pourtant l'argent qui permet de faire des copies privées ?

Pourquoi croire légiferer internet alors que le coeur d'internet est composé d'individus (et pas que des Geek) qui pratiquent l'entraide, la liberté, les réseaux comme mode de vie avec les outils les plus puissants qui soient et qui échapperont toujours par nature et par principe à quiconque voudra les réglementer ?

Pourquoi vouloir defendre la diligence payante alors que le train gratuit circule déjà à grande vitesse ?

Pourquoi punir et encore punir... sommes nous si cons ? sommes nous si irresponsables ? Pourquoi vouloir nous infantiliser ? Pourquoi nous priver d'information en nous donnant toujours la même : c'est mal sans autre explication que les vieux modèles ?
Pourquoi ne pas nous responsabiliser ? Sommes nous des enfants ?

Chacun paye en moyenne 30 euros par mois pour avoir un accès et nous sommes 15 Millions à le faire en France tous les mois, 450 000 000 euros sont versés chaque mois soit 5 400 000 000 euros par an... Oui 5 milliards et demi d'euros par an... Et sur tout ce pognon il n'y a rien pour les créateurs et leurs propriétaires ?

Etonnant non ?

Pourquoi ne pas nous responsabiliser ? Pourquoi ne pas demander aux FAI de donner de un à trois euros par accès aux sociétés d'auteurs au cnc aux éditeurs de logiciels ?

Et si vous, politiques, avez peur des actionnaires, demandez nous de payer 3 euros en plus pour pouvoir télécharger librement et nous serons d'accord et moi je veux bien même payer pour mon voisin que j'aime bien qui est au RMI et qu'est un pote !

Sommes nous des enfants inconscients irresponsables qu'il faille nous punir sans nous demander sans nous proposer de participer ?

Bolloré (sang d'Afrique plein les mains) fais des sondages sur la popularité du Président dont on se fout, ce n'est pas la popularité d'un président qui fait avancer la France !

C'est notre avis, nous français, nous tous, sur une chose aussi importante que l'accès à la connaissance et à l'information pour tous... Sommes nous trop cons que l'on nous demande même pas notre avis ?

Sommes nous si cons, si abruti que vous politiques ne pensez pas que nous puissions contribuer chacun d'entre nous à rendre le monde meilleur ?

Sommes si cons, ou bien est ce vous qui nous croyez si cons ?

Internet n'a pas d'autre modèle économique que le participatif...

Youtube, Dailymotion, Twitter, Facebook, Myspace, les 500 sites les plus vus au monde ne gagnent pas d'argent et n'en gagneront jamais selon le modèle capitaliste libéral facho du propriétaire actionnaire voyou qui pille aujourd'hui comme hier les ressources, l'épargne de nos parent et l'avenir de nos enfants... Internet échappe à la logique inégalitaire du capitalisme et c'est tant mieux, il est même en train de berner le capitalisme en lui pompant le capital de depart pour voler de ses propres ailes....

Sommes nous si cons, si méchants, si egoistes que l'on ne nous permet même pas de montrer que le modèle participatif fonctionne et peut fonctionnner... Des groupes tel que Radiohead, REM, Nine Inch Nails le montre, le principe du shareware (on test gratuitement on paye si ca nous plait) le démontre depuis les origines de l'internet , pourquoi ignorer cela, pourquoi ne pas le valoriser, nous l'expliquer... Sommes nous donc si cons ?

Sommes nous si cons que les grands médias oublient même de nous en parler et de nous éduquer au civisme citoyen et créateur que ce modèle économique participatif induit...

Sommes nous si cons ? si egoistes, si bêtes, si dénué d'imagination et de reflexion que nous ne pouvons qu'être puni de vouloir agir en citoyen conscients de la nécessité du partage et apte à le faire...

Sommes donc si cons?